On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, l’organisation communautaire favorisait, et favorise encore, la disponibilité maternelle.
Dans un système tribal, toute nouvelle mère était encadrée, modélisée et soutenue –très fermement, voire avec autorité, et … n’idéalisons pas : à condition qu’elle se conforme aux traditions et respecte les injonctions de son groupe d’appartenance.
Les besoins des bébés et des nouvelles mères n’ont pas changé depuis la nuit des temps.
En revanche, les structures sociales sont en perpétuels changements. Si les futurs et nouveaux parents ne mettent rien en place, se retrouveront bien souvent dans un relatif isolement, pratiquement sans repères, et avec très peu d’aide. D’ailleurs… comment demander des services quand tout le monde vous croit (et quand on se pense) en congé de maternité ?
Dans nos pays, les pères sont plus impliqués auprès de leur bébé, mais le réseau d’entraide n’est plus automatique, mis à part les interventions émanant du système de soins de santé publique. à Il est donc nécessaire de construire ce réseau de soutien.
On souhaite que nos enfants soient élevés avec bienveillance, que l’on respecte leurs besoins, que notre vision change par rapport à eux mais on leur en demande toujours plus dans une vie à 100 à l’heure, et l’on est souvent seul en tant que parent, confronté à cette contradiction.
Je forme des femmes qui deviennent une partie de ce village moderne autour des familles.
Un village professionnel, éthique et structuré.
Pas pour remplacer les parents. Pas pour décider à leur place. Mais pour les soutenir, les écouter et leur redonner confiance.